Les futurs métiers de fabricants de DMSM
Aujourd’hui, les obligations de plus en plus importantes de qualité répondant aux nouvelles exigences de santé sécurité pour les patients, associées à l’accélération très coûteuse des techniques de réalisation des dispositifs sur mesure augmentent sérieusement nos coûts de production.
Parallèlement, la mondialisation et ses pratiques concurrentielles incontrôlées de plus en plus déloyales et destructrices pour une profession non réglementée en France telle que la notre, sans oublier la concurrence d’industriels et financiers qui créent des centres d’usinages numériques, des officines paramédicales échappant à tous contrôles tels les centres dentaires « lowcosts » supermarchés de prothèses importées, agences de tourisme dentaire, boutiques de blanchiment de dents, ateliers de fabrication de gouttières nocturnes etc., tirent les prix du marché vers le bas, mettant en péril la rentabilité et la viabilité de nos entreprises.
Sans statut, nos entreprises pourront-elles résister, au mieux deviendrons nous de simples sous-traitants, intermédiaires ou mandataires ?
Qui seront les fabricants de prothèses de demain ?
Ces bouleversements réglementaires et techniques de notre profession de prothésistes dentaires doivent nous inciter à repenser notre profession et sa place dans la filière dentaire et la valoriser auprès de nos partenaires du secteur dentaire et ministères de tutelle.
Sans statut, nos entreprises pourront-elles résister ?
Pour se faire, nous devons imaginer les services à apporter demain aux patients privés de chirurgiens dentistes en raison de la diminution du nombre de praticiens surtout en milieu rural et envisager de nouveaux champs de compétences professionnelles à l’image des prothésistes et orthésistes définie dans le décret n° 2005-988 du 10 août 2005 relatif aux professions de prothésistes et d’orthésistes pour l’appareillage des personnes handicapées.
Un challenge que nous devons relever !
Nous devons envisager de nouveaux métiers avec leurs filières de formation et statuts spécifiques tels le dento-prothésiste ou le dento-orthésiste.
Autant d’idées, de réflexions et de propositions qui seront débattues lors des Universités de la prothèse dentaire du Mans et auxquelles nous essaierons d’apporter des réponses, des solutions et de donner vie.